Présidentielles au Guatemala
Le sort indien avec Rigoberta Menchú

Fatma Oussaifi

 

Le 10 décembre1992, la haute instance suédoise fondée par Alfred Nobel a discerné sa grande récompense pour la paix, à la guatémaltèque Rigoberta Menchú pour sa lutte en faveur de la défense des droits humains et en particulier des droits des minorités indigènes. Celle qui à l'âge de 33 ans s'était convertie en la plus jeune détentrice du prix Nobel n'en a pas terminé avec la carrière politique, elle l'a même scellée en cette année 2007.

En plus de demander justice en dénonçant en 1999 devant les hautes instances judiciaires espagnoles, et ce en raison de leur compétence juridique universelles, les crimes commis par l'ancien dictateur guatémaltèque Efrain Rios Montt, elle se fraie aujourd'hui un chemin dans les arènes de la politique de son pays en se proclamant candidate pour les élections présidentielles du 9 septembre prochain.(suite...)

 

Les adolescents et la violence en Amérique latine

Alicia Cruceira

Après quelques pays d'Afrique, l'Amérique latine présente les indices les plus élevés de violence. La violence s'est transformée en l'un des principaux problèmes, qui créent des obstacles au développement et affecte de plus en plus les jeunes strates de la société.

On ne doit nécessairement pas unir la violence à la jeunesse. Selon les sociologues, les racines des actes violents sont due à la pauvreté, à l'inégalité et à des systèmes éducatifs qui ne répondent pas aux actuelles nécessités et disposent de moins en moins du financement nécessaire de la part de l'Etat.

Selon des données de 2002, un tiers des foyers urbains et la moitié des foyers ruraux vivent dans une situation de pauvreté. Si on joint cela au chômage dans les grandes villes et à l'émigration croissante, depuis l'enceinte rurale, de la jeune population nous nous trouvons face à un contexte de surpeuplement et de pauvreté, qui est la parfaite conjoncture pour la croissance de toute espèce de vandalisme et de violence.(suite...)


Pérou: Une nécessité de transparence dans l'administration publique et privée

Ada Bendezú de la Puente

Les économistes Dwinght ORDONEZ et Lorenzo SOUSA utilisent la métaphore de "l'eau qui circule par les canalisations" pour expliquer comment le capital engendré par les péruviens et administré par l'État était historiquement dilué. Dans des termes simples et graphiques, l'État récoltait les ressources (capital) qui proviennent de diverses sources, et les distribuaient à travers des tuyauteries ou des canalisations (les institutions et mécanismes pour l'assignation des ressources) comme des dépenses publiques. Ces ressources arrivaient probablement à chacun des membres de la communauté et, pour les plus nécessiteux ou de moindres ressources, l'État par addition créait des canalisations additionnelles comme les programmes dénommés sociaux. Avec cela, on engendre ce que nous connaissons comme le "bien-être commun".

Assez fréquent, ce système de canalisations s'est trouvé "percé" quand une part de ces ressources a été dirigée vers d'autres lieux, en faisant du bien illégitime et inéquitable à certaines personnes, ou à certains groupes liés. Ils ont été également "déviés" vers des canalisations plus grosses que les requises ou dirigées vers des lieux où il n'y avait pas de bénéficiaires. Probablement l'information de l'Inspecteur Général des Finances de la République, qui montre que chaque année l'État péruvien perd la somme de six milliards de soles par les actes irréguliers dérivés de la corruption, ce qui représente les 15% de notre Produit Brut Interne, éprouverait que notre système d'assignation de ressources fonctionne comme une "passoire". (suite...)


De nouvelles perspectives pour la démocratie?

Angélica Montes Montoya

" Si nous ne combattons pas efficacement la pauvreté, la possibilité de gouverner de manière démocratique notre région sera menacée ", disait Alejandro Toledo lors du Sommet du Groupe de Rio qui s'est réuni le 24 mai 2003 à Cuzco. Cette tâche semble difficile aux gouvernements d'une Amérique Latine confrontée à la frustration de sa propre population face aux résultats économiques, politiques et sociaux des régimes politiques néo-libéraux des dernières années. 

Les Etats de la région ont tous connu, au cours des dernières décennies, des réformes structurelles profondes. De nouvelles constitutions ont été adoptées ou ont été profondément réformées. Ces Etats ont changé, aussi, de modèle de développement économique (passant d'économies protectionnistes à des économies ouvertes). Tous ces changements sont intervenus dans le cadre de nouveaux Etats néo-libéraux " minimum " et décentralisés qui cherchent à construire une citoyenneté plus " participative ", en consolidant la démocratie.(suite...)