Le 7 juillet (le 7éme mois) de 2007 - comme une cabale-, partout dans le monde, 90 millions de personnes ont élu les 7 merveilles du monde moderne. Par téléphone et à travers d'Internet, plus économique, les apologies et les rejets ont été beaucoup moins nombreux que ce à quoi on s'attendait, surtout les organisateurs, propriétaires d'une agence suisse de tourisme, qui avaient supposé que 200 millions de personnes s'intéresseraient à ces comices globaux.
En 2000, le cinéaste Bernard Weber a décidé qu'était venu le temps de choisir les " 7 nouvelles merveilles du monde moderne ", dans le style réalisé dans l'antiquité par les Grecs classiques, quand ils ont consacré les monuments qui représentaient au mieux la capacité de création du génie humain. Dans ce but, fut organisée une société, le " New Open World Corporation ", dont le siège se trouve au Musée Le Corbusier, à Zurich.
L'élection a eu ses exégètes et aussi ses détracteurs, qui ont critiqué l'initiative de l'organisation déclarée comme "sans buts lucratifs", en soulignant qu'elle fut seulement guidée par des intérêts économiques, touristiques et gouvernementaux, tandis que Tia Viering, porte-parole de la société, avec un optimisme imperturbable, répétait sans cesse que l'événement "était digne d'enthousiasme", qu'"Il n'y avait pas beaucoup de choses qui pouvaient ressembler tant au monde comme la culture mondiale", et que "cela se proposait de rassembler les gens, d'être apprécié mutuellement et de célébrer la diversité".
Mais la lutte est arrivée presque au point de l'incident diplomatique : à la fin avril, le gouvernement égyptien a envoyé une lettre accablante au directeur général de l'Unesco, Koichiro Matsuura, en exprimant son profond malaise à cause de ce qu'il considérait comme une "votation d'amateurs", dépourvue de bases scientifiques, et en accusant Weber, son organisateur, d'être animé par des intérêts lucratifs. C'est qu'il craignait était que la pyramide de Gizeh, unique représentantes des 7 merveilles du monde antique, encore sur pied, reste en dehors du podium. L'égyptien Zahi Hawas, secrétaire général du Conseil Suprême de l'Antiquité (CSA), a refusé à Weber une interview sollicitée dans un caractère d'urgence et a envoyé une missive de protestation à l'ambassade suisse au Caire, en arguant que la pyramide " n'a pas besoin de publicité ni de se soumettre à une votation populaire dépourvue de bases scientifiques".
Finalement, entre dîmes et rumeurs, le 7 juillet passé, dans le Stade da Luz, de Lisbonne, la proclamation a eu lieu dans le cadre d'un spectacle haut en couleurs, diffusé sur toutes les télés du monde et pendant lequel 1.700 artistes entre chanteurs, acteurs, danseurs, chorégraphes et spécialistes en effets spéciaux, ont fait vibrer la scène.
En face de 40 mille spectateurs, et tandis que les conducteurs de l'évènement s'affichaient sur des écrans gigantesques, l'acteur britannique Ben Kingsley et l'actrice indienne Aishwartya Rai (Miss Monde 1994), ont donné le listing définitif : La Grande Muraille la Chine; la ville de Macchu Picchu (Pérou); la statue du Christ Rédempteur (Brésil); les ruines de Chichén Itzá (Mexique); le Colisée Romain (Italie); le mausolée Taj Mahal (Inde) et la ville de Petra (Jordanie) dont l'élection semble avoir bénéficié et non de peu, de l'intervention directe de la famille royale jordanienne.
L'enthousiasme de Weber et Cia ne s'arrêtera pas ici : le 8 août (mois 8) de 2008, seront choisies les 7 merveilles naturelles du monde. La condition requise est celle que les endroits en question n'aient pas été modifiés par l'homme, comme les Îles Galápagos et le Parc National Serengeti.
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