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Les intellectuels et la réalité |
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Juan Carlos Alarcón |
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Dans le monde occidental, le mythe de l'intellectuel s'est répandu comme s'agissant d'un être spécial. L'organisation de la société a cherché à considérer les intellectuels comme une élite spécialisée sans avoir une relation plus grande avec la vie pratique; cependant, c'était la propre société qui lui a donné une double position: soit de révérence, soit de disqualification.
Selon Michael Löwy, "les intellectuels ne sont pas une classe et, par conséquent, leur position n'est pas définie en relation avec les moyens de production et la structure économique-sociale, mais c'est une catégorie sociale". Si nous prenons cette définition à la lettre, nous verrons alors que les intellectuels ne sont pas des producteurs de biens et de services, mais des créateurs de produits idéologiques-culturels, et cela consiste, indépendamment du lieu, à la place qu'ils occupent dans la structure économique sociale. Cela vaudrait la réflexion, dont cette théorie : par le simple fait d'être comme tous les êtres humains ils peuvent créer des produits idéologiques-culturels: être peintres, sculpteurs, poètes ou écrivains; et celui qui le fait, accomplit une fonction intellectuelle. Cependant, ce n'est pas comme ça, l'intellectuel doit accomplir une double fonction: être critique en face du pouvoir et, en même temps, être constructeur d'une nouvelle conception intégrale du monde. Nous savons aussi que l'outil unique qu'ils possèdent provient des instruments proportionnés par la raison, pour exercer une réflexion permanente sur la réalité, ce qui suppose concevoir la théorie comme une activité orientée à éclairer le processus historique. C'est-à-dire, qu'ici, l'intellectuel se contredirait soi-même, selon la vision idéologique avec laquelle il a été formé. Un intellectuel de gauche se retrouvera gardien de la démocratie, alors que l'intellectuel de droite le fera comme obstructif du progrès. Mais, ce n'est pas ainsi non plus. Todorov disait que : "l'intellectuel est comme le taon, il gêne toujours, parce qu'il ne cesse de penser et de questionner". Ce qui ne se pas serait très trompé, parce que, des vertus théoriques et éthiques des intellectuels, l'on peut mentionner les capacités d'analyse, d'élaboration de concepts, et la formulation de jugements et de raisonnements.
C'est-à-dire que, une affirmation même avec beaucoup d'autorité théorique qui peut représenter, ne doit pas empêcher d'élaborer librement une critique de ses propres conceptions. Le savoir n'a pas de propriétaires. Le savoir est la somme toujours dynamique de toutes les tentatives du savoir, puisque les propositions ne sont pas autre chose que des tentatives de savoir, et toujours dans un état de dépassement. Cependant, de nos jours, deux problèmes sembleraient corroder l'esprit de nos intellectuels: l'un, c'est la propre vanité de l'être humain dans laquelle ils s'embrouillent et, l'autre, c'est qu'il semblerait que les intellectuels manquent de capacité à pouvoir faire la différence entre le réalisme et l'idéalisme, parce que de nos jours, il est nécessaire de partir d'une question réelle et non pas d'une question idéale. Le problème qui est observé, c'est comme si l'intellectuel cherchait à se sentir protégé théoriquement dans sa pensée personnelle de dépendance universitaire. Et il devrait plutôt apprendre à penser sans préjugés, dans le cas contraire, il continuera à vivre à l'intérieur de sa "boule de cristal" divorcé de la réalité. |