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Pérou : Le jugement à Alberto Fujimori |
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Ada Bendezú de la Puente |
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Après sept ans, Alberto Fujimori est revenu ou plutôt, "on l'a obligé à revenir" pour répondre à 7 chefs d'accusation. En effet, la Cour Suprême du Chili a trouvé assez d'indices de responsabilité pénale chez l'ex-Président pour l'extrader vers la justice péruvienne pour les délits d'homicide et graves lésions (ex. La Cantuta et Barrios Altos), pour séquestration (ex. les sous-sols de SIN). Mais en plus, pour subornation active et générique (les Congressistes transfuges), pour fausseté générique idéologique et de péculat (abus de confiance sur les paiements illégaux des services à Montesino), pour des écoutes téléphoniques et péculat, par abus de pouvoir et usurpation de la fonction publique (contrôle abusif chez Mme.Trinidad Becerra, épouse de Montesino), finalement pour péculat (l'achat des maisons d'édition propriétaires de médias, avec l'argent du Ministère de la Défense)
Cette décision judiciaire, sans précédent dans le monde, nous confirme que la lutte contre la corruption et le respect des Droits de l'Homme ne seront effectives que dans la mesure où les limites juridictionnelles s'effaceront des pays, on pousse la coopération technique internationale des États et on insiste sur une action conjointe coordonnée des gouvernements, pour compléter et pour appuyer les mécanismes de prévention, de contrôle et l'extinction de l'internationalisation de la corruption, et de l'impunité des délits contre l'humanité. Nous reconnaissons qu'actuellement il existe une forte pression internationale pour combattre la corruption que les États, les organisations multinationales et régionales, les hommes politiques ainsi que les entreprises nationales et transnationales, ne peuvent ignorer. La coopération internationale, l'appui judiciaire des pays au moyen de techniques conjointes et par la décision politique conjointe dans l'accomplissement des Accords Internationaux, est décisive pour la réalisation de cette tâche.
Évidemment, l'arrivée de l'extradé à remué l'agenda politique. Nous avons recommencé à voir, sur toutes les télévisions les images déchirantes des cas " La Cantuta et de Barrios Altos ", la douleur des parents des victimes, et avec la surprise (surtout par la grandeur que par la nouveauté) les coulisses de comment fonctionnait le réseau délictueux de Fujimori et ses acolytes. Nous avons recommencé à sentir de l'indignation, après avoir confirmé que la violence et le délit arrivaient justement par ceux qui devaient nous protéger ; c'est-à-dire le Gouvernement. Maintenant, nous devons être très attentifs. Le Pouvoir Judiciaire, la Procuraduría Publique de la Nation, le Ministère Public, le Pouvoir Exécutif à travers des organismes policiers, les chargés de la garde et de la sûreté de l'inculpé et des Magistrats, ainsi que la société civile, nous devons offrir avec un exemple de légalité, de justice, en réfutant toute vengeance, chantages, actes arbitraires et tout ce qui nous rendrait semblables à ceux que, maintenant, nous devons juger et sanctionner.
La corruption et l'impunité sont également nocives, nuisibles, les deux creusent, avec la même intensité, les fondations plus profondes de nos institutions et de notre vision de vie pacifique et démocratique, à laquelle nous aspirons. Pour cela, il est urgent de les combattre à partir d'actions multiples dirigées à créer et à fortifier un système qui permette de les identifier, de les déterminer, de dénoncer les responsables et de sanctionner les auteurs des actes illégaux. C'est en cela que consiste, sans doute, la différence de nos pays latino-américains avec ceux qui ont un meilleur statut dans les indices de corruption publiés annuellement par " Transparence Internationale ". |