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Juan Carlos Alarcón
Jacques Prévert écrivit dans son livre L'Opéra de la lune : " - Bien sûr, tout ce qui brille est d'or " / - " Non, rien n'est en or et brille simplement ". Cela, qui pourrait n'être qu'une conversation entre deux personnages littéraires, tel que cela se produit dans la fiction, s'approche assez de la réalité. C'est ce qui réellement se passe souvent dans la culture européenne, et qui démontre que tout ce qui brille n'est pas de l'or.
La culture s'enkyste de plus en plus avec la politique, le pouvoir et l'économie de la mondialisation. Un mal-être intellectuel touche l'ensemble européen ; à tel point que leurs propres institutions sont incapables de définir un projet de civilisation où l'on devrait considérer la construction européenne comme " la volonté communautaire d'une gestion intergouvernementale de la culture ", d'après la conclusion de Caroline Brussat, dans sa thèse doctorale, publiée par Ed. Bruyland de Belgique.
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Hugo Busso
Décroître (et ce n'est pas l'éloge de la récession !) est aux antipodes de la foi nihiliste de la croissance développementaliste (libérale et marxiste) et peut être comprise comme une possibilité éthique qui nous affranchit de l'irrationalité productiviste. C'est une épine conceptuelle dans le pied du bonheur, où le 20% de la population consomme le 80% des ressources. C'est à la fois une pierre dérangeante dans la chaussure déprédatrice, qui questionne l'actuel système du monde capitaliste dans le sens politique, épistémique et du credo d'accumulation indéfinie de capital. Il est évident que la surconsommation des uns entraîne la sous-consommation des autres. La situation est inconfortable pour le nord prospère, car il sait, qu'il est impossible de mener à bien les attentes du protocole de Kyoto, sans un changement radical du mode de vie et d'un nouveau contrat bio-social. Mais, parallèlement, c'est fatal, si les désirs des habitants du sud, à accéder au niveau de consommation du nord, se réalisent. Surtout si le nord ne diminue pas, sélectivement et raisonnablement, afin de niveler et d'harmoniser la distribution humanitaire de ce qui est nécessaire pour vivre et pour éviter les conflits sociaux, les guerres entre les humains et avec les autres espèces vivantes.
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Roberto Páez González
La France n'est pas l'Angleterre ; L'Argentine n'est pas la Chine. Qui en douterait ? Mais l'utilisation de ces certitudes ne garantissent pas la compréhension de savoir en quoi consiste l'identité d'un pays - par exemple l'Espagne, les Etats-Unis, ou le Japon - ni les identités nationales qui n'ont pas été reconnues pleinement - kurdes, polisarios, palestiniens - ni les états qui perdurent, que cela nous plaise ou pas - comme les ayatollahs - ou bien ceux qui sont déchus, tels l'empire austro-hongrois, le soviétique, le nazi, parmi d'autres.
En matière d'identités nationales, la complexité est de mise. Mais, on est face à l'affirmation et la reconnaissance ou, à défaut, à la récusation. Dans tous les cas, l'identité dépend des relations de force ou de leurs transformations.
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