L´EDITO


L´EDITO

Lorsque nous avons commencé nos publications, certaines personnes nous ont regardé avec méfiance, d'autres nous ont dit que ce n'était pas notre rôle et que nous étions en train de parier dans le vide. Ce pari, nous l'avons gagné et, en tant qu'association, nous continuons à croître qualitativement et quantitativement. Peut-être même un peu trop vite. Maintenant, l'année 2007 s'est achevée. Des erreurs ont certainement été commises mais nous pouvons compter des réussites dans notre avoir. Nous continuons en avant avec la même motivation du début.

L'Amérique Latine a aussi terminé l'année avec des erreurs et des réussites, avec des tempêtes sociales et naturelles, car même la nature semble être devenue folle et a châtié presque tous les pays avec des tremblements de terre, des ouragans et des inondations. On a eu l'impression que le néolibéralisme et Dieu s'étaient mis d'accord pour nous empêcher de remonter la pente. Nous avons cependant relevé le défit, et l'Amérique Latine avance toujours. Il y eut des changements de gouvernements, quelques uns significatifs comme au Guatemala, d'autres qui marquent une continuité comme en Argentine, et il y a même eu ceux qui ont heurté leur nez contre la porte, comme au Vénézuéla. L'Amérique Latine pourtant, continue son cheminement vers un futur où l'on constate que les démocraties se consolident de plus en plus.

Aussi comme les États-Unis, l'Europe cherche également à dominer le monde, mais elle est très divisée. Les mouvements incessants de la population, des exodes, des exils créent des nouvelles stratégies qui sont sensibles. L'effort de la France, de l'Allemagne et de l'Angleterre pour contrôler et pour imposer la politique européenne n'est pas déjà tout à fait facile, la rivalité entre les nations s'impose sur les intérêts communs, et plusieurs fois, ils entrent dans des contradictions entre leurs propres nations. 

Chez le modèle européen, on continue à parler d'un Nord riche et d'un Sud pauvre. Mais de nos jours cela n'est pas non plus déjà tel, nous voyons des pays du Sud comme l'Inde, le Brésil, la Chine qu'ont des croissances économiques et des déroulements qui les dépassent des pays de l'Europe. C'est-à-dire qui existe de plus en plus de richesses au Sud et de majeure pauvreté au Nord. L'inégalité dans les pays du Nord est vu maintenant aussi comme des problèmes internes, parce que le néolibéralisme cherche à créer de nouveaux espaces économiques, et qu'il respecte seulement le lieu où il peut prendre ses gains succulents.

L'Europe devrait mieux comprendre que le monde est un espace complexe où les règles du marché ne sont pas les éléments uniques qui détermine les relations entre les nations. A Sarkozy qui lui plaît d'être plus commercial que le président, il devrait comprendre cette situation, parce que sinon les conflits internes que la France passe seront de plus en plus aigues.

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