ELECTIONS EN FRANCE

Les élections présidentielles en France 

Sarkozy est président de France

Nicolas Sarkozy
(UMP)

53,06 %

Ségolène Royal
(PS)

46,94 %

Participation historique: 83,97%

Profil du nouveau Président de France

Nicolas Sarkozy, fils d'un aristocrate hongrois et de mère grecque, est né à Paris le 28 janvier 1955.

Il est diplômé en Droit à l'Université de Paris X - Nanterre, et ensuite il a obtenu le Certificat de l'Aptitude d'exercer comme avocat. Il est aussi diplômé à l'Institut d'Études Politiques de Paris, plus connu comme l'Université de Sciences Po.

Conseiller municipal (1977), Maire de Neuilly-sur-Seine (1983-2002), Vice-Président du Conseil Général des Hauts-de-Seine (1986-1988), Député des Hauts-de-Seine (1988-2002), Ministre du Budget (1993-1995), Ministre de la Communication (1994-1995), 

Porte-parole du gouvernement (1993-1995), Président du conseil général des Hauts-de Seine (depuis 2004), Ministre de l'Intérieur (2002-2004), Ministre de l'Economie, des finances et de l'industrie (2004), Président de l'UMP (depuis 2004), et Ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur et de l'aménagement du territoire (2005-2007).

En 2004, il a publié un livre dénommé "La République, les religions, l'espérance" où il décrit sa vision de France et du monde. C'est un homme politique conservateur qui veut montrer qu'avec la volonté tout devient possible. Il utilise une dialectique permanente des "droits" et des "devoirs". Ces valeurs sont martelées par Sarkozy et déclinées sur tous les grands sujets: éducation, emploi,...

Nicolas Sarkozy est la première fois qu'il se présente à l'élection présidentielle et est élu Président de la République Française le 6 mai 2007.


Et Sarkozy est le Président!...

Juan Carlos Alarcón
Aï, aï, aï!... Le Nicolas est président!... Le jeu électoral c'est comme ça. Les français l'ont choisi et nous devrions fermer la bouche. Mais nous avons la coutume de mettre en fonctionnement la bouche avant le cerveau. Cependant notre tâche est d'être cohérent.

En quoi va changer maintenant la politique interne ? En tout et en rien!...

En tout, parce qu'il va légaliser sa vision extrême d'un nationalisme protégé contre les immigrations. Et ses positions libérales, qui vont d'une police répressive à une économie sans protection de l'État, vont chercher une plus grande gestion de la mondialisation au seul bienfait des intérêts privés.

Concernant le thème du travail c'est le Contrat Unique de Travail qui reviendra, un mélange de précarité et d'incertitude, qui ne garantit pas trop le sommeil aux travailleurs et encore moins aux jeunes. Les contrats précaires s'accentueront et on remettra en question la plus parts des droits sociaux acquis des salariés.

Le libéralisme sauvage augmente encore plus les différences entre les pauvres et les riches. La fracture sociale sera plus grande et le dysfonctionnement de la société produira de grandes tensions. Il n'est pas nécessaire d'être voyant pour comprendre que vers la fin de 2007 s'aggraveront les crises, avec la ségrégation urbaine des banlieues.

Dans ces élections présidentielles ont a comparé les candidats, comme des "produits de gouvernement" dans la vitrine qu'est la télévision. Cela s'est fait pour savoir celui qui défendrait au mieux les intérêts économiques individuels. L'alternative n'a pas été la droite libérale contre la gauche socialiste, et non plus les options centristes, comme il a été dit. Le peuple français a choisi son président entre " le privilège " et " la responsabilité ".

Entre choisir le "privilège" de continuer d'être une grande puissance dominante, à l'intérieur de la mondialisation, et d'avoir la propriété des progressions technologiques et scientifiques, ou d'assumer la "responsabilité" d'un nouveau pays à facette différentes, multiculturelles et multi religieuses, comme le post-modernisme le requière et selon les caractéristiques des nouvelles sociétés, mobiles et divergentes. La France a préféré choisir la première option. Nicolas Sarkozy est président. Et nous pouvons le comprendre, il vaut mieux être colonialiste que colonisé.

Cependant, la France est un pays de droit républicain, que le système démocratique utilise pour régler les débordements. Le système parlementaire a été, en général, l'antidote aux excès, et c'est là où il cherchera un meilleur contrôle à l'Exécutif et à l'accumulation démesurée du pouvoir, comme le nouveau président l'a obtenu. Le calendrier électoral ne s'est pas encore épuisé. En juin prochain, il y aura des élections législatives : est-ce que nous allons vers une autre cohabitation politique ? Qui sait ! Après tout, c'est le système politique qui plaît le plus aux Français. 


Le deuxième tour des élections en France : 
L'Instinct … un instinct …. en gardant toujours les intérêts!
Hugo Busso
Walt Witman écrivait dans le poème 3 de J'ai chant à moi-même : "il n'y a jamais eu un autre commencement qui celui de maintenant, / ni plus de jeunesse que celle-ci / ni plus de vieillesse que celle-ci; / et il n'y aura jamais de plus perfection que celle que nous avons / ni plus de ciel / ni plus d'enfer / l'instinct … un instinct … un instinct …. / L'Instinct toujours en procréant au monde "

La France est pour redéfinir dans le présent quelques lignes de son avenir. Il n'y a pas plus de présent ni d'avenir qui ne soit ici et maintenant, même s'il n'est arrivé pas comme nous l'attendions. Nous sommes arrivé au carrefour, le croisement des chemins implique choisir l'un pour suivre la longue promenade.

Mais il y a plus que deux chemins, la réflexion étique qui entache la politique exige l'argumentation et la justification, bien qu'elle soit dans une solitude, dans la conscience avec laquelle chaque individu refait le pacte et le compromis avec l'univers entier. La communauté est une destinée partagée, sans que ne s'ajoute ni s'annule la propre décision, au moins dans le pays des Gaulois. La plage est faite des millions de grains de sable. Dans ce contexte de définitions, dans lequel le coq français choisira un chemin pour continuer à chanter : que peuvent intellectuellement apporter les Latino-américains ? 

Je vais prendre le candidat que les enquêtes supposent et promotionnent, comme vainqueur ce dimanche, Nicolas Sarkozy. En faisant un résumé de sa campagne électorale - un clair format de marketing électoral nord-américain-, je prendrai le contenu central de sa proposition, exposé dans le débat télévisé avec son concurrent, la socialiste Ségolène Royal. Trois aspects centraux de sa stratégie, ornés avec l'idée de calmer la peur liée à l'insécurité et à l'immigration, celles qui ont régné dans la France de la période de Chirac :
1. La flexibilité du travail, fort controversée l'année dernière à cause d'un CPE (Contrat Premier Emploi). L'annulation des 35 heures hebdomadaires et d'obligation de s'enrôler dans des idées et valeurs libérales, d'une tradition protestataire et anglo-saxonne à propos du travail et la productivité
2. Sa proposition de baisser les impôts, la même promesse que Chirac et que toute la droite n'a pas rendu effective depuis cinq ans (tout comme l'élimination de la journée de 35 heures).
3. L'idée de changer les droits d'héritage et de succession, puisque le principe de justice et de distribution attente, selon la perspective historique libérale, aux droits individuels et la "sacralité" de la propriété privée.

Dès ce lieu-là, nous les Latino-américains pouvons dire beaucoup de choses, encore plus si la mémoire ne nous manque pas. Les exigences politiques imposées par le FMI, la Banque mondiale et les États-Unis, à partir de 1988, ont été presque les copies des politiques de Margaret Tatcher et de Ronald Reagan des années 80 (conclues par des échecs et révisées à la fin de leurs mandats). Les conséquences de ces mauvaises copies, se sont vues aux désillusions bruyantes et aux rejets démocratiques à ces politiques, que répètent les trois points de Sarkozy. Il y a dans le monde des exemples, l'Argentine, l'Équateur, le Brésil, le Nicaragua, la Bolivie, la Venezuela, le Mexique, et tous les groupes ethniques et alter mondialistes qui ont contesté ces politiques néocolonialistes de transfert, de dépendance du sud par rapport au nord.

Le problème consiste maintenant dans le fait qui dilue l'idée, des relations nord-sud, puisque le nord a son propre "sud", reconnu et composé dans l'uniformisation néolibérale du monde. La France copiera tardivement le pire format, déjà prouvé et contesté. Mais, la France n'est pas l'Angleterre, ni l'Amérique latine. L'exception française de la protection sociale est l'héritage contestataire de mai 68, qui est un risque sérieux pour l'amnésie droitière. Les quartiers les plus "chics" des villes principales le montrent comme ça, Sarkozy a surpassé 60 % des voix dans les secteurs minoritaires les plus riches. L'instinct … un instinct … un instinct … toujours en votant pour ce qui protège les privilèges …

Les intérêts particuliers des classes les plus commodes de la France, ont réussi à construire un consentement dans les classes subalternes. En positionnant leurs valeurs comme les intérêts généraux, qui délimitent les attentes et les "réalités" que méritent de se transformer. La stratégie qui a eu, à son moment, de succès en Amérique latine, puis a eu un écroulement catastrophique. Sera-t-on la seule manière que les forces démocratiques alternatives, de la société civile, comprennent le besoin de se joindre dans la différence et la construction d'une destinée, non fermé mais partagé ? Dans ce sens, le dialogue et le pont avec l'Amérique latine, il est d'un bienfait mutuel et d'un apprentissage.

Et comme le disait Hannah Arendt, le miracle a son propre espace et son sens dans l'ordre de la politique ….

Dossier préparé par: Juan Carlos Alarcón, Hugo Busso, Fatma Oussaifi et Ana Laura Montenegro.

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